Owen Musset : « Avec EuroCyclingTrips, je fonce dans une nouvelle aventure en 2026 »
Publié le 05/01/2026
Globe-trotter des pelotons, grâce notamment à son intégration dans la sélection des clubs de la Défense depuis maintenant deux ans, Owen Musset s’apprête à vivre une nouvelle expérience internationale en 2026, en portant le maillot de la continentale EuroCyclingTrips. A intervalles réguliers au long de cette nouvelle saison, il nous racontera ses courses exotiques. Interview.

Owen, où es-tu en ce moment ?
Je suis à Calpe en Espagne pour une dizaine de jours d’entrainement. La température se situe aux environs de 16 à 18°. Un temps idéal pour rouler. Je viens de faire une sortie de 4h30. Ici en ce moment, on ne s’ennuie pas sur les routes. C’est "blindé" de cyclistes qui préparent leur saison.
C’est le stage d’avant saison d’EuroCyclingTrips, ta nouvelle équipe ?
Pas vraiment non. Nous avons loué une maison avec des copains, certains appartiennent au club de la Défense. Nous sommes une bande de potes et nous prenons du plaisir à rouler ensemble. Nous partageons les frais, la location, les victuailles, etc. Actuellement, c’est plus sympa de rouler ici qu’en Bretagne avec la vague de froid qui sévit là-haut. et je roule aussi avec deux coéquipiers d'ECT.
Et quand auras-tu ton premier rassemblement avec tes coéquipiers ?
Ce sera lors de la première course de la saison en Inde entre le 15 et le 24 janvier. Le Team EuroCyclingTrips, même s’il possède le statut d’équipe continentale, ne fonctionne pas comme une « conti » française ou européenne. Elle a été montée, voici quelques années par Simeon Green, coureur britannique, installé dans la région toulousaine mais aussi une partie de l’année en Australie. A côté du management de l’équipe, il organise des séjours touristiques cyclistes en France et en Europe pour des cyclistes et cyclos venant majoritairement de pays anglo-saxons. L’équipe est inscrite sur l’île de Guam, une île paradisiaque en plein océan pacifique. Elle est formée de coureurs pour la plupart britanniques, canadiens, australiens et elle offre la possibilité à des coureurs de Guam de participer à des courses hors de leur île, un peu partout dans le monde. Nous serons deux Français, Stefan Bennett et moi.
Donc, c’est une structure très légère, pas vraiment professionnelle…
C’est sûr, je ne vais pas gagner beaucoup d’argent en 2026 sur le vélo (rire). Cela va sans doute même m’en coûter car aucun coureur n’est rémunéré dans notre équipe. Entre les courses, il me faudra travailler. Mais je prends cela comme une prolongation des expériences que j’ai déjà pu connaître avec le club de la Défense. C’est d’ailleurs sur le Tour du Maroc en 2024, que j’ai fait connaissance avec cette structure. Pendant ces dix jours nous avons bien sympathisé.
L’an dernier, en milieu de saison, je me posais beaucoup de questions sur mon avenir dans le vélo. Il me fallait trouver une autre motivation que le calendrier des courses bretonnes. J’ai contacté l’équipe pour voir s’il était possible d’intégrer le groupe pour la saison 2026 et on m’a répondu par l’affirmative. Je fonce donc dans cette nouvelle aventure. Je repars pour une année, plus motivé que jamais, avant d’entrer dans la vraie vie, comme on dit. Si je ne saisis pas cette opportunité, je pense que je le regretterai toute ma vie.
On ne te verra donc pas sur des courses bretonnes cette année…
Je ne peux pas courir des courses par étapes avec le Team Sportbreizh Axel Armor-lux. Néanmoins je peux prendre le départ de classiques comme Manche Atlantique, la Route Bretonne, à titre individuel. Nous aurons un calendrier de courses intéressant. Après l’Inde en janvier, l’équipe est inscrite à la Vuelta Mendoza en Argentine entre le 12 et le 22 février. En avril, il y a le Tour de Bosnie-Herzegovine. En mai, nous avons une course dans la région de Bakou en Azerbaïdjan. En juin, ce sera le Tour de la Beauce au Québec. Ce sont des courses de classe 2. Il y a même une classe 1. Ce n’est pas le World Tour, mais nous allons quand même faire un peu le tour du monde et, pour avoir déjà participé à ce type d’épreuves, je peux certifier qu’il y a un bon niveau.
Pour les champions de Bretagne de Châtelaudren, La finale de la coupe de France dimanche prochain en Normandie et surtout le championnat de France les 10 et 11 janvier prochains suscitent de grands espoirs.





Excepté la course des U23 et seniors hommes, où pour succéder à Tony Périou, Clément Alleno et Paul-François Jutel ont entretenu le suspense jusqu’à la ligne d’arrivée, les résultats des autres épreuves des championnats de Bretagne de cyclo-cross de Châtelaudren ont surtout confirmé la hiérarchie établie dans les différentes catégories. Les Enzo Conan, Lison Desprez, Laly Pichon, Lana Le Guilloux, Pierre Le Bourhis, leur maillot à hermines endossé, ont déjà le regard tourné vers la suite de la saison, avec en point d’orgue, les 10 et 11 janvier, les championnats de France à Troyes. Entre les deux, certains participeront à des coupes du monde en Belgique. Mais dès dimanche prochain, ils seront sur la finale de la Coupe de France dans le sable de Ouistreham avec, pour certains, des chances sérieuses de victoires.
Enzo Conan (U17 hommes). Objectifs coupe de France et championnat de France.
Le coureur du VS Scaer (troisième titre de champion de Bretagne) possède de grandes chances de décrocher le classement général final en Normandie ce week-end.
« L’an passé à Quimper j’étais U17 première année. Ce premier titre était vraiment plus fort émotionnellement. A force de gagner (15 victoires cette année), j’ai appris à gérer la pression.
Pour la Coupe de France, pour rester leader du classement général, il faut que je fasse dans les sept premiers à Ouistreham. A moins de problèmes, je devrais donc normalement préserver ma place, mais mon objectif de la saison reste le maillot de champion de France.
Les coureurs qui sont forts en cyclo-cross font généralement de bons routiers. Nous faisons des efforts où le cœur monte très haut pendant 30 minutes, c’est un atout ensuite pour la route. Mes modèles, Van der Poel et Van Aert sont aussi d’excellents routiers. Mais le cyclo-cross va rester ma priorité dans les années à venir. Après, on verradans…4 ou 5 ans ».
Lana Le Guilloux (U17 filles) ne compte plus ses victoires.
Dominatrice en Bretagne depuis ses débuts en cyclo-cross, la sociétaire de l’OC Locminé a gagné toutes ses courses bretonnes cette année. Elle est 7e au classement général de la Coupe de France.
« C’est toujours un plaisir d’être championne de Bretagne. Malgré mes titres et mes victoires, je reste stressée la veille et le jour de la course. Lors d’une épreuve nationale, c’est encore pire. Une fois le départ donné, tout se libère et j’essaie de faire ma course comme aujourd’hui.
Je vais essayer de performer sur la Coupe de France dimanche prochain. Mais, j’ai encore des lacunes techniquement. Je m’entraîne ce mercredi sur les plages de Plouhinec pour me préparer au sable de Ouistreham. »
Lison Desprez (Espoir 1) vise un podium au championnat de France.
Lison Desprez a connu un début de saison perturbé par une blessure. Elle compte être à 100% de ses moyens au Championnat de France en janvier.
« J’ai pris un départ rapide, mais sans me mettre à bloc et je me suis retrouvée seule devant. ça fait plaisir de gagner à nouveau en étant championne de Bretagne Espoir et Elite. Tout mon début de saison a été compliqué en raison d’un syndrome rotulien. J’ai dû arrêter le vélo pendant trois semaines. Je n’ai pas pu participer, ni à la première manche de la coupe de France à Albi, ni au championnat d’Europe. Maintenant j’aimerais bien faire une bonne fin de saison, mais je ne suis pas encore revenue à 100% de mes moyens. Les objectifs vont être les coupes du monde en Belgique et le championnat de France. Si je peux accrocher un podium à Ouistreham dimanche, ce serait pas mal. J’aime bien le sable. »
Laly Pichon (U19 Femme) espère garder sa place de leader de la Coupe de France.
La licenciée au VTT Pays de Vilaine a fait d’énormes progrès cette saison avec notamment une cinquième place au championnat d’Europe.
« Je suis trop contente de mon titre. L’année dernière, j’étais arrivée au championnat de Bretagne fatiguée de mon début de saison. Je n’avais fini que 4e à Quimper. Donc, cette année nous avons fait plus attention avec mon entraineur Jérôme le Parc, afin de mieux gérer les premiers mois. L’objectif à Châtelaudren, c’était d’avoir le maillot des U19 et puis après, pourquoi pas essayer de suivre Lison.
Pour le moment je suis première du classement général de la coupe de France. Je vais essayer de garder ma place et tout donner pour faire un podium. Après j’enchaînerai sur les coupes du monde belges de Koksijde et Dendermonde. Quant au championnat de France, Lise Revol est quand même au-dessus du lot, mais sur une course, on ne sait jamais ce qui peut se passer. »
A noter que chez les U19, les deux Loudéaciennes Camille Basset et Eloane Lebreton sont respectivement 3e et 5e du général de la Coupe de France.
Pierre Le Bourhis (U19 hommes) veut garder sa 3e place du général de la Coupe de France.
Une peu comme Laly Pichon chez les femmes, Pierre Le Bourhis a énormément progressé cette saison. A un âge où certains coureurs décident de privilégier la route, il entend faire du cyclo-cross sa spécialité.
« L’an passé à Quimper, je croyais que j’allais gagner mais sur la fin de course, je n’étais plus concentré du tout et je suis parti à la faute. J’ai énormément travaillé sur ce sujet, ce qui, je crois, m’a fait passer un cap cette saison. Ce titre vient récompenser tout ce travail. Maintenant l’objectif, c’est Ouistreham dimanche. J’espère terminer sur le podium du classement général et pourquoi pas être pris en équipe A pour les prochaines coupes du monde. Quant au Championnat de France, j’aimerais aller chercher un podium… »